Ce matin, mon hôte m'a dit, en regardant le ciel : il va faire beau et chaud. Je ne sais pas si c'était son savoir ancestral qui s'exprimait ou s'il avait regardé la chaîne météo, mais il a eu raison. Il a fait beau et chaud, pour terminer cette première semaine de roulage : 30 à 32 degrés dès 11h, ça a tenu jusqu'en fin d'après-midi.
Le programme était chargé pour la journée, 100% découvertes, que ce soit routes ou chemins.
Si le premier hors-bitume n'était pas autorisé (joli panneau expliquant que tous véhicules à moteur étaient interdits), le second m'a comblé. Il commençait tranquillement, large, facile, et, plus il avançait, plus il devenait tortueux, un peu moins facile (rien de bien méchant), et joli. Il a rejoint des gorges asséchées et les a suivis pendant des kilomètres. Magnifique ! Seul inconvénient : le coin est connu, il y a donc du monde (c'est pas le périph non plus !). Et je me dis qu'en cas d'orage et de montée des eaux ça peut faire un carnage, le seul débouché possible est la mer !
Cette piste devait m'amener à une plage, mais une barrière en interdisait l'accès à 2 km environ. Tant pis, plus qu'à profiter du retour dans le même décors 😋 Je passe sur le quad que j'ai croisé, qui était pleine gauche dans un virage aveugle et m'a obligé à me jeter contre le mur de terre à ma droite pour que ça ne cogne pas...
Après ces 26 km (13 dans chaque sens), pause pour aller jeter un œil à l'église San Pietro. Je lui ai trouvé un air de western mexicain 🤠
J'ai repris un peu de hauteur sur une route improbable, avec de nombreux passages effondrés, les barrières démontées, le goudron incomplet, des roches de plusieurs mètres sur la chaussée entre lesquelles il fallait slalomer. Mais les points de vue étaient superbes 😊
Ensuite, descente vers la mer pour profiter des températures élevées 🥵 La première piste (7 km) m'a mis dans le rouge avec une montée digne de la Corse sur 2 km (je me suis demandé si je n'allais pas renoncer). La seconde au bout d'un peu plus de 3 km m'a montré une montée totalement recouverte de cailloux gros comme au moins le poing, j'ai fait demi-tour pour terminer la journée sur bitume. Dans un sens ça me rendait service, je n'en pouvais plus avec cette chaleur 🥵
J'aurais tout de même bien profité de la journée, fait quasi 40 km de pistes, et découvert plein de jolis nouveaux coins.
Même si ce n'est pas une surprise, la Sardaigne est une région assez pauvre. Le réseau routier est mal ou pas entretenu en dehors de quelques axes, et le centre du pays est bien à l'abandon. Les villages meurent, de nombreuses maisons sont à l'abandon, aucun resto ou snack ouvert sur mon trajet dans tous les villages traversés (au moins 6, toutes devantures fermées définitivement). Le sud où je suis me semble encore plus touché.
Demain, dernière journée sur cette île, très belle.












On ne pouvait pas, à un moment donné, pouvoir te suivre à la trace pratiquement en temps réel ?
RépondreSupprimerGrosses bises
Je t'ai donné le lien de ma balise sur WhatsApp. Réservé aux proches, ce lien (complètement indépendant du blog) n'est pas dispo ici, volontairement 😉
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