Après plusieurs jours sans la voir, je l'ai aperçue de loin aujourd'hui. Sauf grosse erreur d'orientation, cela ne devrait plus arriver d'ici la fin de mon périple.
Ce matin, réveil sous les nuages avec un peu de pluie. Les prévisions semblent montrer que c'est près de la fin, je recule un peu mon départ mais fini par y aller, équipé comme la veille en marin breton.
Rapidement la pluie cesse et le soleil fait son apparition, je peux tomber l'équipement devenu inutile et profiter des derniers points de vue sur la mer.
Ce matin, je sais qu'il y a un bout de chemin pour monter un col. Je décide de me faire une idée sur place pour voir l'état du terrain, détrempé, raviné, interdit... Si je monte, l'autre élément à vérifier sera le chemin pour en descendre de l'autre côté, car les 2 ne sont reliés sur aucune de mes cartes, il y a un manque d'au moins 200 mètres entre 😅
Les petites routes pour y mener sont sales du reste des orages, la prudence est de mise. Le chemin est bien praticable, mouillé mais pas extrême. Quelques ruissellements ou flaques de boue sont là mais pas de ravinement, ça monte tranquillement avec juste quelques menues difficultés sans gravité qui ne m'empêchent pas d'en profiter.
Le plafond nuageux est bas et j'atteins le col en plein brouillard. Je trouve une piste dans les sous-bois qui semble mener dans la bonne direction. Ça se confirme et rejoint bien ma trace, dans une ambiance parfois très fantastique et bien automnale !
Après avoir rejoint le bitume, je continue sur des petites routes bien perdues. Alors que je commençais à désespérer de trouver un endroit pour manger au chaud (il faisait 14 degrés à 1500 mètres), je tombe sur un refuge que je ne m'attendais pas à trouver par là. Il y a du monde (même des motards suisses !), ce doit être la seule possibilité dans un gros rayon.
Après manger, je serpente un moment sur cette ligne de crêtes puis descends dans la vallée suivante. Le soleil revient et me réchauffe : un simple t-shirt sous le blouson d'été, ça devient insuffisant en altitude 🥶 Étonnamment, ici les routes sont propres, sèches, les rivières ont l'eau clair et de petits débits. Les orages n'ont pas dû passer par ici. J'en profite un bon moment.
Ensuite j'attaque une zone à mourir d'ennui jusqu'à ce soir, mais je le savais. La diagonale entre Turin et Milan c'est une horreur, je la terminerai demain matin avant d'attaquer des zones plus plaisantes.











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