Le parcours du jour a été reposant pour l'essentiel, de belles routes dans un paysage vert et boisé. Ce n'est pas pratique pour profiter de la vue et faire des photos. Alors j'ai brodé pour trouver 😊
Quelques km après le départ, j'arrive aux sources chaudes de Petriolo. Si le site en lui-même est très joli (je pensais éventuellement y faire trempette), les sangsues humaines en ont fait un coin qui m'a fait fuir 😪 Camping-cars à foison (dont certains sur la route avec auvents dépliés), tentes dans les moindres recoins de bois, déchets de partout car le lieu n'est pas équipé pour recevoir tant de monde... Je n'ose imaginer certains recoins nécessaires aux besoins naturels 😪 Bref, pas de photo et gaz pour changer d'air. Je finis par comprendre pourquoi les italiens ont tendance à brider le moindre truc à voir (parkings et/ou entrée payante, pas d'accès libre...).
Après une "strada chiusa" qui est passée (les locaux ont fait un chemin de déviation dans le champ au droit de l'effondrement de talus), le reste de la matinée se déroulera sur de belles routes, dans des montagnes vertes et boisées. On est le week-end, les motards y sont nombreux, certains par meutes de 10, 20 ou plus, avec blocage de carrefours pour tous passer. Je ferai la pause de midi dans un "spot" qui semble réputé, d'une quarantaine de km de belles successions de virages. On y croise de tout et en nombre (sportives, trails petits ou maxi, GT, customs, roadsters, enduros, sportive écrasée sur le rail de sécurité...). C'est clair que la notion de trajectoire de sécurité n'est pas très connue par ici (globalement les italiens sont mauvais sur ce point 😅), j'enroule tranquillement en faisant attention à ce qui arrive, en face ou derrière.
L'après-midi commence sur le même genre de relief, je reluque rapidement un relais au sommet d'une montagne au loin, et décide d'en faire mon objectif pour voir d'en haut à quoi ressemble la région. La "route" que je trouve n'a pas de panneau "strada chiusa". Ouf. Non, juste un sens interdit rouillé et une vieille barrière dans le même état, qui ne coupe que la moitié de la chaussée 😅 Et bien la route était bien pourrie, le goudron pas toujours présent, mais les points de vue ont bien été au rendez-vous 😊
Arrivé en haut, la route d'où je viens ne possède aucune interdiction 😁 Je croise d'autres véhicules qui n'ont pas dû passer comme moi. Effectivement une belle route dessert le relais et me permet de rejoindre la vallée où j'étais, avec en tout une quarantaine de km de bonus pour ma boucle complète.
Un peu plus loin, je traverse les très belles gorges de Furlo et passe par un tunnel de 2000 ans d'âge. A cet endroit la circulation est en alternance par feu et les zones de parking un peu éloignées, je vous mets le lien pour découvrir le tunnel (qui ne casse pas barres non plus) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Tunnel_romain_du_Furlo?wprov=sfla1
Sur la fin de journée, alors que je cherchais où se cachait mon B&B, je me suis fait doubler par une ribambelle de voitures de course d'un autre âge, genre années 30 😲 C'est beau, bruyant, ça fume bleu et ça pue 😅









Je trouve ta narration belle.
RépondreSupprimerLe tunnel romain : waouhhh
Bises