Il n'y avait pas grand soleil aujourd'hui, mais un petit vent chaud et une chaleur étouffante étaient présents dès le réveil. A 10 heures il faisait déjà 33 degrés, quasi toute l'après-midi j'ai roulé entre 34 et 36. C'est trop pour moi !
Seulement en fin de journée, après 30 km de belle ascension, j'ai terminé à 23 degrés à plus de 1900 mètres d'altitude. Joie ! Ce soir, je dors au pied de l'Etna 🌋 Le volcan culmine aujourd'hui à un peu plus de 3400 mètres, et les quelques autres sommets de la Sicile de plus de 1900 mètres se trouvent tous à plus de 80 km à vol d'oiseau. Autant dire qu'on peut voir loin, déjà de là où je suis. Pour aller plus haut, les véhicules sont interdits (sauf les excursions en quad ou les bus 4x4 pour monter les touristes).
Donc ce matin, après avoir un peu longé la côte, je me suis dirigé vers Agrigente, réputé (à juste titre) pour ses temples grecques. Si vous en avez l'occasion, allez faire cette visite, ça vaut le coup d'œil. Pour ma part, pour les avoir déjà faits et n'ayant ni envie de laisser la moto avec les bagages ni envie de mourir de chaud en marchant avec l'équipement moto, je me suis contenté de photos volées à distance.
Puis j'ai continué à m'éloigner de la côte en empruntant les petites routes. Paysage vallonné, beaucoup de cultures, toujours beaucoup de zones brûlées, toujours des routes horriblement défoncées, toujours de nombreux panneaux "strada chuisa" alors que finalement ça passe sans souci. Mais certaines fois, c'est la surprise : ça ne passe vraiment pas 🤣
Le passage à gué utilisé par les engins agricoles ne m'ayant pas donné confiance (50 cm d'eau, de gros galets, beaucoup de mousse... tout pour un plan galère !), j'ai contourné. La route suivante, "strada chiusa", était fermée physiquement, et la suivante, toujours "strada chiusa", m'a enfin permis de contourner le problème. C'est comme leurs limitations de vitesses, sans aucune cohérence, qui ne prête en aucun cas à la confiance de l'info donnée 😒
Au fur et à mesure de mon retour dans les terres, les paysages devenaient plus sympas et commençaient à varier un peu.
Cette belle route n'a pas gardé son goudron incertain bien longtemps, j'en ai été quitte pour une dizaine de km de chemin, sans grosse difficulté à part la chaleur : sur chemin ça chauffe vite, la position debout, le corps qui bouge... Alors quand il fait 36 en dehors du casque c'est vite le sauna sous le blouson !
Puis, à un moment, boum dans le paysage, voici la bête au loin ! Sa dernière éruption date de ce mois d'août, là il a l'air calme. J'ai réservé ma nuit sur ses flans, pendant qu'il crachait... 😇
Voilà, j'espère que cette matinée m'en a fait terminer avec les paysages agricoles monotones. J'ai assez peu accroché à la moitié ouest de l'île.









Tes images sont belles, ton écriture émouvante et quelquefois comique : tu m'embarques avec toi.
RépondreSupprimerMerci